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L'octodon ou dègue du chili: Reproduction

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Planning Familial

  Mis en ligne
le 21/1/2005
Craquant non?
1 - Maturité sexuelle, mise à la reproduction
2 - Cycle sexuel
3 - Saillie
4 - Gestation
5 - Mise bas
6 - Allaitement
   


4 - Gestation

a - le déroulement

Il ne se passe pas grand chose pendant cette période qui dure de 87 à 93 jours (90 en moyenne). La femelle prend du poids, mange plus mais n’a pas d’activité particulière pendant les deux premiers tiers de la gestation.

Le squelette des petits est visible grâce à la radiographie à partir de 30 jours.
Contrairement à la lapine, qui a son ventre plus souple, il n’est pas possible de faire une diagnostic par simple palpation. Il est extrêmement difficile de faire un diagnostic de gestation précoce sur un aussi petit rongeur.

b - les préparatifs

La femelle dègue choisit le plus souvent de faire un nid dans le foin dans un coin de la cage pour mettre bas. Comme c’est une espèce nidifuge, elle n’apporte pas vraiment d’attention à la construction d’un nid. Mais elle n’appréciera pas pour autant que vous cherchiez à la déplacer. Mettre une maison ou un abri ne sert pas forcément à grand chose, beaucoup de femelles ne l’utilise pas.
A l’approche de la mise bas, faites une bonne fois pour toute sa litière pour les 15 prochains jours. Même si les petits naissent bien formés, il vaudra mieux éviter de trop les manipuler car il y a quand même un risque de cannibalisme.

Attention : Si vous ne voulez pas que votre femelle se fasse reprendre sur les chaleurs qui suivent la mise bas, vous pouvez enlever le mâle pendant un ou deux jours. Cependant, il faut qu’il puisse avoir un contact visuel et olfactif avec sa femelle, sinon, cette dernière risque de le repousser. Par la suite, “papa” est actif dans l’éducation des jeunes et il est intéressant qu’il le soit.


5 - Mise bas

a - le déroulement

Peu de signes vous permettront de guetter cette naissance. Le bassin se détend, le dos se creuse et la femelle ne se déplace plus tellement elle est ronde. Elle s’est enfouie dans ses copeaux, sa vulve gonfle progressivement et un léger mucus perle. Il ne reste alors que quelques heures avant le grand moment.

La mise bas a souvent lieu au petit matin (aussi la nuit, en soirée mais rarement en journée) et dure maximum 45 mn. Chaque petit met quelques minutes à sortir, sous l’effet des contractions de la mère. Elle accouche assise, le tire en déchirant les enveloppes du même coup avec les dents, coupe le cordon et mange le placenta qui suit immédiatement le petit. Elle le lèche ou le pince pour le stimuler puis se consacre au suivant.

Les petits dègues naissent tout poilus et les yeux ouverts... de vraies petites miniatures. C’est une espèce nidifuge. Il y en a environ 1 à 10 par portée (avec 6 en moyenne). Chacun d’eux pèse environ 14g (jusqu’à 20). Ils n’ouvriront complètement les yeux qu’à partir du 2ème jour même s’ils voient et entendent correctement dans les heures qui suivent la naissance.

b - l’alerte

La femelle est en position mais rien ne sort depuis longtemps et elle pousse même des petits cris plaintifs. Un petit est certainement coincé dans le bassin parce qu’il est trop gros ou se présente mal.
Il faut l’amener d’urgence chez un vétérinaire qui prendra la décision ou non, selon le cas, de pratiquer une césarienne.


6 - Allaitement

a - le déroulement


La lactation dure 4 à 5 semaines. Le petit dègue est capable de manger solide par imitation des adultes dès la fin de la première semaine. Le sevrage se fera naturellement plus tard vers 5 à 6 semaines. Il va correspondre à une mue complète chez le petit qui commencera du nez en progressant vers la queue. Il aura mauvaise mine pendant quelques jours!
Le mâle soulage énormément la femelle pendant cette période. Ils se relaient au nid, rattrapent à tour de rôle les petits fuyards un peu trop précoces. Ils n’aiment pas les laisser trop longtemps seuls. Ils les soulèvent par la peau du cou, comme le ferait une chatte avec ses petits.
Au moment du sevrage naturel, la femelle revient en chaleurs.

Il y a malheureusement des cas de cannibalisme dans cette espèce. La mère a beaucoup d’instinct. Si elle sent que le petit est trop faible ou non viable, elle va le repousser dans un premier temps puis le tuer. C’est un peu cruel mais elle se trompe rarement. Ce n’est pas très agréable à voir car en général, la mère commence par manger la cervelle du petit.

d - les anomalies

La mère refuse d’allaiter ses petits. Elle est fiévreuse, apathique et ses mamelles sont bouillantes. Elle fait certainement une mammite (infection des mamelles). Il faut rapidement l’amener chez un vétérinaire et alimenter les petits au biberon jusqu’à leur sevrage.
Avec les mêmes symptômes mais avec des écoulements à la vulve plusieurs jours après la mise bas, elle peut alors faire une infection de l’utérus. Également très grave, cela nécessite une visite rapide chez votre vétérinaire. Ces infections, le plus souvent dues à un collibacille, sont apparemment fréquentes dans cette espèce. Il faut être vigilant et très prudent vis à vis d’écoulements suspects persistants et nauséabonds.

La mère tremble souvent, ne mange plus, ne s’occupe plus des petits, le plus souvent une dizaine de jours suivant la mise bas. Les premiers signes sont souvent des difficultés à se déplacer. C’est ce que l’on appelle une toxémie de gestation qui est l’expression d’une chute de la quantité de calcium dans le sang. L’évolution est dramatique, avec des convulsions, un coma puis la mort.
Il faut rapidement l’amener chez le vétérinaire mais dès les premiers signes, il est souvent trop tard.
Cela arrive fréquemment chez les femelles trop grasses ou à l’inverse, trop maigres ou dont l’alimentation est de mauvaise qualité. Si la portée est importante, il ne faut pas hésiter à donner un complément minéral vitaminé enrichi en calcium. Pour cela, adressez vous à votre vétérinaire.

Attention : Il ne faut pas non plus tomber dans l’excès inverse et vouloir prévoir ce phénomène en donnant du calcium pendant la gestation. Cela aurait pour effet d’augmenter rapidement la taille des petits et rendre indispensable l’intervention du vétérinaire avec une césarienne. La meilleure prévention est d’espacer au mieux les portées, de ne pas avoir un animal trop gras et de bien suivre les recommandations en vitamine C pendant la gestation.

e - l’allaitement artificiel

Contrairement au lapin, on a plus de succès avec le dègue. Les petits, entièrement formés grignotent très rapidement, dès les premiers jours. Passé la première semaine, on a bon espoir que cela réussisse.
Le mieux c’est d’arriver à les faire adopter mais si ce n’est pas le cas, il suffit d’utiliser du lait maternisé pour chiots chatons.
Le tout est porté à 38° et donné au rythme de quelques dixièmes de millilitres, à la demande. Le mâle s’occupe de les tenir à chaud. Si vous ne l’avez pas, il faut veiller à bien chauffer la pièce où ils se trouvent.
On peut également rajouter à cela de temps en temps une flore digestive artificielle (à ce procurer chez votre vétérinaire) pour aider le jeune dègue dans ces premières semaines.

Parallèlement, il faudra, à l’aide d’un petit chiffon humide, nettoyer les fesses et masser le ventre afin de stimuler le besoin de faire pipi et les crottes. C’est nécessaire les deux ou trois premiers jours environ puis ils se débrouillent.

Avec toutes ces informations, je vous souhaite tout plein de petits bouts de choux...


   
   

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